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mercredi 23 avril 2014

Rencontres et compte-rendus

... Pas d'article, mais quelques liens vers des comptes-rendus de rencontres avec des classes de collège, soit dans le cadre d'un atelier d'écriture, comme  à Antony, soit dans celui de prix littéraires, soit pour le plaisir. :)

Ici, la lecture d'un texte écrit à partir d'un de mes romans, Nuit tatouée. Le compte-rendu complet est à lire ici. Un autre article fait le compte-rendu de l'atelier d'écriture : au menu, contes et cadavres exquis. Il se trouve là.

Là, une intervention au collège George Braque, encore un excellent souvenir! Le compte-rendu est là.

A Rezé, des portraits-chinois autour du Dernier ours, sélectionné pour le prix Tapage 2014. Toutes les photos sur ce lien.
Merci aux documentalistes, bibliothécaires et aux collégiens pour leur accueil!


lundi 24 mars 2014

Chroniques marSiennes

Un jeu de mots pourri, je sais... 
Ce mois de mars, c'est celui des rencontres. Rencontres avec des collégiens et lycéens venus de tous horizons, rencontres avec des documentalistes et bibliothécaires, avec des lecteurs, découverte de belles plumes en herbe lors d'ateliers d'écriture, discussions à bâtons rompus avec des collègues, mots échangés entre deux verres de Tariquet avec mes éditrices, fous rires avec les copines, et demain, de nouveau, rencontres - après Angoulême, Clermont-Ferrand, Antony, Rouen, c'est Annecy qui me voit débarquer ce soir, juste avant le petit tour à Rézé. 
Clairement, je n'ai pas l'âme nomade, enfin, pas ainsi. Et surtout en ce moment, en ce moment où j'aimerais juste rester à la maison et profiter d'un nouvel espace (vaste, mais douillet) avec mes moitiés humaine et féline (en attendant mes 3 moitiés équines). MAIS les échappées en train, la perspective des rencontres (5 fois ce mot, déjà, en un paragraphe et demi... c'est le mois, je vous dis) avec des collégiens, ça me met de bonne humeur. Qu'on arrête de dire que les ados ne lisent pas, qu'ils ne s'intéressent à rien, sont nuls, atrophiés du cerveau, ce n'est pas vrai. Je le (re)découvre à chaque nouvelle rencontre (6) avec ces classes!


jeudi 13 mars 2014

Indécence

Tous à poil, Je porte la culotte et maintenant, L'Art de la bande dessinée... La censure a de multiples visages, en ces temps de marasme - toujours minoritaires, mais tellement médiatiques! On taxe d’indécence des ouvrages parce qu'ils bousculent les archétypes du genre, bien ancrés dans notre société (et à mon avis, on a encore le temps de le bousculer avant que cela bouge), parce qu'ils parlent de poils, d'écailles, de peau et de plumes, parce qu'ils montrent la nudité.
Remarque en passant, mais je radote sans doute, se focaliser sur la "morale" (ou une prétendue morale) pour faire oublier le reste, c'est une pratique vieille comme le monde. Et ces gens nauséabonds ne seraient peut-être pas si médiatisés, le phénomène prendrait moins d'ampleur. 
Indécence, donc. Parlons-en, de l'indécence. A commencer par les conditions de rétention, parce qu'il ne faut dire ni emprisonnement ni détention, des personnes sans papiers, quel que soit leur âge ou leur condition physique. Un témoignage, ici. Indécentes, les cinq années Sarkozy, gangrenées par des "affaires" de corruption, des amitiés mafieuses, et bien sûr Khadafi. Indécence, aussi, dans la façon dont cette "bande organisée" s'est comportée, enrichie. Indécence, dans l'actuel gouvernement, où toutes les mauvaises décisions sont prises, où le précisent est plus connu pour ses escapades en scooter que pour sa stature de chef d'état, où les choix économiques renforcent les inégalités, où les choix en matière d'environnement sont les pires qu'on pouvait imaginer (schiste, Monsanto, loups, etc.), où jamais les droites extrêmes n'ont eu autant d'influence. Indécence, quand des Roms se font cracher dessus, brûler, parce que la politique raciste d'un ministre encourage la haine.
Indécents, les mensonges, d'état. Indécente, l'économie qui broie les plus pauvres et enrichit les actionnaires (mais faut être réaliste, hein... se serrer la ceinture). Indécentes, les décisions européennes en matière d'égalité hommes-femmes, comme le montre l'article ici. Indécent, ce monde qui emprisonne et tue pour des préférences sexuelles, qui pend des femmes parce qu'elles ont osé dire non, indécent ce monde qui pollue les océans, qui détruit la planète, indécent ce monde qui laisse crever les gens de faim, qui les opprime pour quelques dollars de plus.
Plutôt qu'emmerder les libraires, les documentalistes, les auteurs, dessinateurs, éditeurs et les lecteurs avec des pseudo-scandales autour des poils et du genre, les censeurs feraient peut-être mieux de se préoccuper de ça. 

Jeune fille indécente vous incitant à lire, lire encore, lire toujours... et manger des glaces.