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dimanche 3 septembre 2017

Les Romans de la rentrée

LE ROMAN QUE J'AURAIS VOULU ÉCRIRE


... et que j'ai juste pu découvrir en avant-première... 

Auteur : Fabien Fernandez
Éditions : Gulf Stream
 
Malmenée par les rixes des gangsters, les liquidations judiciaires et les combats de chiens, Detroit observe ses habitants parcourir son ossature de métal et de goudron, guette celui qui la sauvera de sa lente décrépitude. Pendant qu’Ethan, jeune journaliste new-yorkais fasciné par cette ville au passé industriel et musical glorieux, explore les quartiers de Motor City jusque dans ses bas-fonds, Tyrell attend fébrilement le moment où, son année de lycée terminée, il pourra enfin prendre son envol. Mais victime d’accès de colère incontrôlés, il peine à éviter les heurts avec les membres des Crips et l’expulsion scolaire. Quand ses recherches mettent Ethan sur la piste d’un détournement de fonds au sein de l’établissement de Tyrell, il soupçonne rapidement que l’affaire est sérieuse… Tous deux vont s’opposer comme ils le peuvent aux gangs qui règnent en maîtres à Motown. Nul ne sera épargné.

Pour lire les premiers chapitres : c'est ici


LE ROMAN DONT J'AI ADORÉ FAIRE LA DIRECTION LITTÉRAIRE



... et que j'ai hâte d'avoir entre les mains

Autrice : Christine Féret-Fleury
Éditions : Lynks

Quand je n’ai rien à faire, et c’est rare, je regarde la mer. Je sais depuis longtemps que plus rien ne viendra de là, que rien ne fendra les vagues qui bouillonnent et s’allongent sur la grève encombrée de blocs d’où dépassent des tiges tordues, couleur de sang séché. L’écume lave leur laideur, puis repart. Puis revient. Puis repart. Je me laisse bercer, je vois les algues collées aux rochers onduler et danser, je me demande à quels animaux elles me font penser. J’ai oublié leur nom. Ou peut-être que je ne l’ai jamais su. Je suis en colère. Je cogne ma tête contre le parapet du phare, ma tête vide, j’ai mal, mais cette douleur-là cessera, alors que l’autre, jamais. J’ai mal de ce vide. J’ai mal à l’intérieur de moi, c’est comme la faim, l’oubli est une bête qui me ronge, sans arrêt.
Quand elle aura tout dévoré, que restera-t-il ?

Pour lire un extrait, c'est

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