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jeudi 13 septembre 2018

Dictionnaire de la Fantasy

Le 4 octobre prochain paraît, aux éditions Vendémiaire, le Dictionnaire de la Fantasy, dirigé par Anne Besson, qui a eu la gentillesse de m'inviter à y participer. En voici, ci-dessous, la présentation.




ISBN : 978-2-36358-315-4 Prix : 28 €
448 pages

De la magie, des chevaliers, des elfes, des mondes disparus, des dragons, des barbares, des nains, des fées, des orques…
Du Seigneur des Anneaux à Harry Potter, la fantasy semble avoir conquis toutes les formes artistiques et ludiques : bande dessinée, illustration, cinéma, séries avec Game of Thrones, littérature, jeux vidéo avec World of Warcraft, jeux de rôle avec Donjons & Dragons
En plus d’une centaine d’entrées, ce dictionnaire dévoile, pour la première fois, tous les secrets de ce genre majeur de l’imaginaire, en explorant les déclinaisons voisines (fantastique, gothique, science-fiction, steampunk…), les grands questionnements, tous très actuels (impératif écologique, rapport à la violence et à l’ordre, visions du passé collectif…), et les principaux auteurs (Robert Howard, J.R.R. Tolkien, Lord Dunsany, T.H. White, Terry Pratchett ou George R.R. Martin).

Il sera disponible dans toutes les bonnes librairies. 





mercredi 12 septembre 2018

#nousvoulonsdescoquelicots


Nous voulons des coquelicots

 

Appel des 100 pour l’interdiction de tous les pesticides

Les pesticides sont des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant. Ils sont dans l’eau de pluie, dans la rosée du matin, dans le nectar des fleurs et l’estomac des abeilles, dans le cordon ombilical des nouveau-nés, dans le nid des oiseaux, dans le lait des mères, dans les pommes et les cerises. Les pesticides sont une tragédie pour la santé. Ils provoquent des cancers, des maladies de Parkinson, des troubles psychomoteurs chez les enfants, des infertilités, des malformations à la naissance. L’exposition aux pesticides est sous-estimée par un système devenu fou, qui a choisi la fuite en avant. Quand un pesticide est interdit, dix autres prennent sa place. Il y en a des milliers.
Nous ne reconnaissons plus notre pays. La nature y est défigurée. Le tiers des oiseaux ont disparu en quinze ans; la moitié des papillons en vingt ans; les abeilles et les pollinisateurs meurent par milliards; les grenouilles et les sauterelles semblent comme évanouies ; les fleurs sauvages deviennent rares. Ce monde qui s’efface est le nôtre et chaque couleur qui succombe, chaque lumière qui s’éteint est une douleur définitive. Rendez-nous nos coquelicots ! Rendez-nous la beauté du monde !
Non, nous ne voulons plus. À aucun prix. Nous exigeons protection.
Nous exigeons de nos gouvernants l’interdiction de tous les pesticides* en France. Assez de discours, des actes.
*de synthèse


Le lien pour signer l'appel :  ICI

Le site :  .

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#nousvoulonsdescoquelicots

lundi 10 septembre 2018

Le temps de l'édition

Pour une fois, je ne parlerai pas de mon métier du point de vue de l'écriture, mais de celui de la direction littéraire. Bref. De la directrice de collection  que je suis  - et de l'importance d'un vrai travail d'éditeur.trice. 
J'ai commencé la direction littéraire avec des anthologies, dans la collection "pueblos" de CDS éditions (des recueils dont les droits étaient reversés à des associations). Il y a eu également Plumes de chats (droits reversés à SAUVE), Coeurs de loups aux défuntes éditions du Riez et plus récemment, Mon Cheval, mon espoir (droits reversés à Cheval Vie), chez Rageot.  Dans l'ensemble, ces anthologies ont été de très belles expériences. Assez belles, en tous cas, pour me donner envie de franchir le cap de la direction d'ouvrage. Chose faite chez Lynks. J'ai eu le plaisir de lire et travailler avec les auteurs de 7 romans (8, en comptant le prochain, à paraître en janvier). 

Certains textes ne demandent pas beaucoup d'investissement, d'autres en exigent bien plus. Ce qui n'a rien à voir avec la qualité  de leurs auteurs - c'est comme ça, voilà tout. Ce travail d'édition demande du temps et de l'énergie. un texte impeccable, sans faute, sans maladresse de fond du premier coup, même juste en discussion, ça n'existe pas. Un.e bon.ne éditeur.trice doit pouvoir consacrer du temps à chacun des textes qu'il suit (temps qu'on ne lui laisse pas forcément, mais ceci est une autre histoire). 





Aujourd'hui, le statut de directeur.trice de collection, remis en cause aujourd'hui, de façon unilatérale et injuste, a de quoi faire bondir. Certains avancent que les directeurs.trices de collection prennent des droits sur ceux des auteurs. Ben... En fait, non. Certains le font peut-être mais c'est une minorité - malhonnête (le seul exemple que j'ai, d'ailleurs, prenait un pourcentage aux auteurs sans se donner la peine de travailler les textes avec eux). Il me semble d'ailleurs que les agents littéraires prennent, eux, 10 à 15% sur les droits des auteurs. Je conclue ce billet en citant l'article d'ActuaLitté : 

« Croire que les maisons vont toutes et tous nous engager à compter du 1er janvier, c’est un leurre total : la bureaucratie vit sur un nuage au monde des Bisounours. Et quand bien même ce serait possible, tout le monde ne souhaite pas devenir salarié : l’indépendance est aussi un choix. Mais avant de détruire un statut, il aurait été intelligent d’en créer un autre », nous avoue une directrice aux multiples casquettes.

 Je pense que la bureaucratie se fout des Bisounours et de nous, encore plus. Et des auteurs, des livres, je ne vous dis même pas...