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vendredi 8 octobre 2010

Princesses des os - Prologue (extrait)

Rome, an 120 de notre ère, à l'aube du règne d'Hadrien.
Des enfants disparaissent, parfois en plein jour, sans que les mystérieux ravisseurs soient inquiétés par les autorités de la ville. Cette série d'enlèvements pourrait bien être orchestrée par un marchand d'esclaves. À moins qu'elle ne soit l'œuvre d'un fou... Nul ne s'en soucie, jusqu'à ce que Titus Clarus, héritier d'une famille patricienne, soit à son tour enlevé. Chargé de l'enquête, le centurion Buculus trouve une piste qui mène à Sextus  des Bleus, l'étoile montante des auriges. Révoltées par l'incompétence de Buculus, Lucretia Clara Severa, cousine de Titus, et son esclave, Dîn, décident de mener leurs propres investigations. Les voici entraînées dans les bas-fonds de Vélabre où sévissent les pires voleurs, trafiquants et assassins. Mais à Rome, rien n'est simple et de noirs complots peuvent en cacher de plus terribles encore.

Sortie le 28 octobre.


Début du prologue
Le soleil s’est couché depuis longtemps. Un silence étouffant règne sur les sept collines, à peine troublé par les chants qui s’élèvent, de loin en loin, dans l’obscurité. Cette première nuit de Feralia est sacrée. Dangereuse, aussi : spectres et esprits mauvais, échappés du monde souterrain, sont libres de parcourir le monde des vivants. Cloîtrés chez eux, les Romains prient, espérant que les couronnes de violettes, le pain et le vin pur offerts à leurs défunts suffiront à les apaiser. Dans une riche demeure retentit le cri perçant d’un nourrisson happant sa première goulée d’air. La sage-femme le prend aussitôt dans les bras. C’est un garçon : le bâtard du maître, vigoureux et fort comme lui. Mais sa naissance est un accident qui n’aurait jamais dû se produire. Ignorant la mère, l’accoucheuse emporte le petit. Munie d’amulettes protectrices pour se garder des fantômes et d’une torche pour les effrayer, elle quitte la majestueuse bâtisse. D’un pas pressé, elle dévale la colline vers la vallée de l’Aventin. Rapidement, les pavés laissent place à de la terre battue, les belles façades, à des bicoques et des insulae bringuebalantes. Enfin, elle atteint sa destination : un terrain vague encombré de détritus. Des grognements rauques et des aboiements résonnent dans l’obscurité. L’éclat de prunelles phosphorescentes se reflète à la lueur de son flambeau. Elle dépose son paquet, abandonne le bébé au sort que lui ont réservé les divinités. À peine la lumière jaune de son fanal s’est-elle éloignée qu’un chien famélique s’approche, suivi par
ses frères. Excités par l’odeur encore prégnante du sang, ils bondissent vers le nouveau-né, prêts à le dévorer sans lui laisser le temps d’une plainte. De l’obscurité jaillissent soudain trois formes armées de faux. Elles chassent les bêtes à coups d’invectives, de lames tranchantes, et s’emparent du petit d’homme. Puis, abandonnant les bêtes blessées à leur meute, les
silhouettes s’éloignent, gloussant et caquetant comme de vieilles pies. Au carrefour des chemins, sous l’œil froid et terne
d’une statue d’Hécate2, elles se séparent. Deux d’entre elles emportent dans des linges souillés leur prise grelottante, la troisième s’éloigne, courant presque, vers les portes de Rome : on l’attend.

mercredi 6 octobre 2010

Le Cirque Romanès menacé

En vitesse, les liens vers différents articles évoquant cette affaire, ausssi injuste qu'ignominieuse.
Lien vers l'article du Post
Lien vers l'article de ARTE journal

PETITION DE SOUTIEN au CIRQUE TZIGANE ROMANES

 Attention !! Les personnes qui proposent des tee-shirts ou tout autre chose à acheter  aux signataires de cette pétition ne sont pas des membres du cirque. L'argent qu'ils gagnent  ainsi en profitant de cette cause ne va absolument pas au Cirque Romanes !!!! Nous n'approuvons pas ce type de procédé !! Le seul contact valable pour aider le cirque est cirque.romanes@wanadoo.fr
Le cirque Tzigane ROMANES à Paris, fait aujourd'hui partie du paysage artistique européen.

«Nous les Tziganes,on nous accuse de tout et notamment d'envoyer nos enfants faire la mendicité et voler; il faudrait une bonne fois pour toute savoir ce que l'on veut: je demande aux parlementaires français d'avoir la gentillesse de ne pas jeter mes enfants dans la rue et de leur permettre d'apprendre et d'exercer un métier merveilleux que nous nous transmettons de père en fils depuis plusieurs siècles» Alexandre ROMANES

Afin de permettre au Cirque ROMANES de continuer son activité, nous demandons aux autorités françaises:

De réattribuer aux musiciens du Cirque ROMANES les autorisations de travail qui leur ont été injustement retirées.

D'autoriser le Cirque ROMANES à employer les artistes roumains et bulgares avec qui ils veulent travailler.

De demander au Procureur de la République d'abandonner les poursuites infondées à l'encontre du cirque et de ses dirigeants.

Pour signer la pétition et voir les signataires : cliquer sur ce lien.  

Le site du cirque Romanès est sur ce lien... Juste là.  

mardi 5 octobre 2010

Il faut lire Noam Chomsky

ceci est également valable pour votre servante, qui en a entendu parler maintes fois, mais n'a jamais pris la peine de se pencher plus avant sur la "bête". Ci dessous, un extrait de sa contribution à Pressenza...

1/ La stratégie de la distraction
Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions
Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

3/ La stratégie de la dégradation
Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.

4/ La stratégie du différé
Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge
La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-age ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

L'intégralité est consultable sur ce lien,  et moi je vais rattraper mes carences culturelles des mon retour du Maroc.